Cancer de vessie : Traitement, surveillance et observance

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Cancer de vessie : Traitement, surveillance et observance
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Cancer de vessie : Traitement, surveillance et observance
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Traitements existant en fonction du stade et du grade du cancer de vessie

Le traitement du cancer de la vessie est personnalisé en fonction de différents facteurs tels que le risque de récidive et de progression, ainsi que la taille et l'agressivité de la tumeur. Ces éléments sont évalués en tenant compte des antécédents médicaux du patient, du stade, du grade de la tumeur et de son groupe de risque.

Pour les tumeurs non infiltrants le muscle vésical (TVNIM), la résection endoscopique est utilisée pour retirer toutes les tumeurs visibles. Pour les patients présentant un risque élevé de récidive, une chimiothérapie et une immunothérapie intravésicale peuvent être proposées.

En revanche, les tumeurs infiltrantes le muscle vésical (TVIM) nécessitent souvent une cystectomie totale (ablation chirurgicale de la vessie), suivie par une reconstruction vésicale (néovessie) ou par une dérivation urinaire nécessitant la pose d’une poche cutanée (Bricker). Ce processus peut être précédé d'une chimiothérapie intraveineuse pour améliorer le pronostic carcinologique.

Pour les patients qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas de chirurgie, des traitements préservant la vessie sont disponibles, bien qu'ils présentent des effets secondaires et nécessitent une surveillance accrue. Cependant, environ un tiers des patients finissent par avoir une cystectomie après l'échec d'un tel traitement.

 

Surveillance des TVNIM pour prévenir une éventuelle récidive ou infiltration

La fréquence et la méthode de surveillance recommandées pour prévenir toute récidive éventuelle des TVNIM dépendent souvent de plusieurs facteurs de risque individuels, ainsi que de la classification du patient en tant que présentant un faible, un risque intermédiaire ou un risque élevé de récidive. [1] Cette surveillance repose principalement sur deux techniques : la cytologie et l’endoscopie vésicale (cystoscopie), qui nécessite l'insertion d'une petite caméra dans l'urètre.

  • Pour les tumeurs à faible risque, une surveillance est programmée au 3ème et au 12ème mois, puis annuellement pendant 5 ans.
  • Pour les tumeurs à risque intermédiaire, la surveillance est planifiée au 3ème et au 6ème mois, puis tous les 6 mois pendant 2 ans, et ensuite une fois par an pendant 10 ans.
  • Pour les tumeurs à haut risque et très haut risque, la surveillance est prévue au 3ème et au 6ème mois, puis tous les 3 mois pendant 2 ans, tous les 6 mois jusqu'à 5 ans, et enfin une fois par an à vie. Il est recommandé de réaliser un scanner annuel pour les tumeurs à haut risque et très haut risque.

 

Observance des patients par rapport à l’endoscopie vésicale

L'observance désigne le degré auquel un patient suit les recommandations médicales prescrites par son médecin. Une bonne observance est essentielle pour garantir une détection précoce des récidives ou de l’infiltration.

Dans le cadre des TVNIM, les patients peuvent avoir des perceptions variables de l’endoscopie vésicale.

Selon des témoignages, certains ressentent de l'anxiété et de l'inconfort avant et pendant l'examen en raison de l'introduction de l'instrument dans l'urètre et des sensations de pression ou de douleur associées. De plus, cet examen peut entraîner des effets secondaires tels que la fièvre, l'hématurie et une sensation de brûlure lors de la miction. En revanche, d'autres patients peuvent ressentir un soulagement ou une sérénité après l'examen, surtout s'il aide à clarifier un diagnostic ou à surveiller un état de santé.

La perception individuelle de l’endoscopie vésicale ainsi que le respect du suivi de la surveillance du patient peuvent également être influencée par des facteurs tels que les expériences passées, la qualité de la communication avec l'urologue et le niveau de soutien émotionnel. La manière dont le diagnostic est communiqué lors de la consultation avec le professionnel de santé peut également avoir un impact sur la perception de la maladie, car les termes utilisés peuvent varier. Par exemple, certains patients ont entendu le terme "cancer" lors du diagnostic, tandis que d'autres ont entendu d'autres termes tels que "polype", "tumeur" et "carcinome". Cette différence pourrait influencer l'observance du suivi médical, avec un taux de suivi plus élevé chez les patients ayant entendu le terme "cancer".

Globalement, en raison du caractère invasif de l’endoscopie vésicale et de la gêne qu'elle peut engendrer chez le patient, certains peuvent être réticents à suivre le protocole de suivi, ce qui souligne l'importance de développer des biomarqueurs alternatifs.

 

 

 

 


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